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Portrait : Guilhem Reyt, nouveau chercheur CNRS dans l'équipe SMS

Dernière mise à jour : 14 déc. 2022

IM : Bonjour, peux-tu te présenter ?

GR : Je m’appelle Guilhem Reyt, j’ai 34 ans et je suis arrivé au LIPME en novembre sur un poste de

chercheur CNRS. J’ai fait l’essentiel de mes études à Montpellier, IUT, licence, Master, thèse et ATER.

J’ai réalisé ma thèse au laboratoire B&PMP (Biochimie et Physiologie Moléculaire des Plantes),

unité Mixte de Recherche (CNRS/INRAE/SupAgro/Université Montpellier) dont les travaux visent à

élucider les mécanismes fondamentaux régissant la nutrition hydro-minérale des plantes et leurs

réponses aux contraintes abiotiques de l’environnement, notamment celles liées au changement

climatique. Au cours de ma thèse, J’ai travaillé sous la direction de Frédéric Gaymard et Jean-François

Briat sur la nutrition en fer chez arabidopsis. J’ai montré comment les racines adaptent leur développement

en réponse au fer.

- Qu’est ce qui t’a donné l’envie de faire une thèse en biologie végétale ?

Je pense que ce qui m’a donné envie de commencer une thèse et de poursuivre dans la recherche est ma curiosité, la volonté de répondre à des questions fondamentales pour la compréhension du vivant. J’ai choisi le domaine végétal car j’ai toujours été fasciné par la diversité de formes, d’organes et de tailles des différentes espèces de plantes.

- Quel a été ton parcours depuis ta thèse ?

Pendant ma thèse, j’ai réalisé que les plantes disposent d’une grande plasticité développementale,

qui leur permet de s’adapter à des environnements très contrastés. C’est particulièrement le cas

des racines qui présentent une plasticité phénotypique importante en réponse à différents stress

nutritionnels. C’est pourquoi j’ai décidé de travailler sur des processus développementaux racinaires

contrôlant la nutrition. Pour cela j’ai réalisé un post-doctorat dans le groupe du Professeur David Salt à

l’université d’Aberdeen et de Nottingham. J’ai étudié la formation et la fonction de barrières

racinaires qui sont essentielles pour contrôler les flux d’eau et de nutriments dans la racine, au niveau

de l’endoderme.

Pendant mon post-doc, j’ai également réalisé qu’il y avait un autre niveau de complexité que je n’avais

pas considéré, la contribution des microorganismes du sol. J’ai donc étudié, en collaboration avec

Gabriel Castrillo, comment ces microorganismes qui vivent avec les plantes peuvent influencer la

formation des barrières racinaires et comment cela permet aux plantes d’être plus résilientes à des

stress nutritionnels.


- Te définirais-tu comme un biochimiste ou un biologiste moléculaire ?

Je dirais que j’ai plus une formation en biologie moléculaire, mais je ne me considère pas complétement dans ces termes. Je me considère plus comme un biologiste des plantes qui s’intéresse à des processus développementaux. Je peux utiliser des techniques de biochimie ou biologie moléculaire qui permettent de répondre à mes questions.

- Suite à ton expérience de post-doctorat au Royaume-Uni, quelles sont les différences qui te marquent plus entre les